Le 22 avril 2007 a signifié beaucoup de choses pour la gauche et le peuple français. En effet, 45% des Français ont choisi de soutenir l'un des 3 héritiers des ligues antidreyfusardes, héritiers des ligues de 1934, héritiers de l'OAS, à savoir Sarkozy, Le Pen et de Villiers, ceux qui veulent faire rayonner leur FRANCE dans le monde et qui jugent, comme à toutes ces époques, comme sous Napoléon III, que la France est décadente, qu'elle tombe inexorablement, que sa grandeur n'est plus... Mais Sarkozy est bien plus que le candidat de la droite, il est le candidat de toutes les droites, décrites par R. Rémond, des droites autoritaire, fasciste, libérale, personnalisée, centrée sur son maître, ne connaissant pas la division des pouvoirs... Aujourd'hui, ce n'est pas l'héritier de de Gaulle, de Chirac ou de Giscard qui nous parle, c'est le petit-fils d'Hitler, le cousin de Berlusconi et des frères Kaczinski, le frère d'Aznar... Sarkozy est l'homme qui a réoncilié la droite de la résistance et la droite de Vichy (voir l'édito de Philippe Val dans Charlie Hebdo du 18 avril). La liste pourrait être longue, mais aujourd'hui, la démocratie française est en danger face à un ministre de l'intérieur qui truque les chiffres, qui dénonce les juges qui sont sous la tutelle d'un autre ministère et qui prône la rupture d'un système auquel il participe depuis 30 ans, des jeunes RPR à la mairie de Neuilly en passant par le ministère des finances. Certes, casser du sucre sur quelqu'un est facile, mais ça soulage tellement.